Le blog de la Spit

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samedi 30 juin 2012

Dernier samedi de juin

Comme tous les derniers samedis du mois, ce dernier samedi de juin est l'occasion de se rendre au RVS, de 9h à 12h 30 à la Brasserie du Marché de Gros, rue de Skopje à Dijon. Le record d'affluence n'aura peut-être pas été battu cette fois-ci, mais le nombre de participants était dans la moyenne habituelle, avec plus d'une centaine de voitures sur la matinée, peut-être un peu moins de 150 à vue de nez (j'avoue, je n'ai pas compté). Comme d'habitude, une majorité de Dijonnais et plus largement de Côte d'Oriens, mais aussi quelques personnes venues de plus loin pour participer au rendez-vous, notamment un MGBiste bisontin avec qui j'ai un peu discuté.

Oui, parce que, fait exceptionnel, j'ai porté une attention particulière aux MGB cette fois-ci ! La raison est simple, et rien n'empêche de la dévoiler ici … Voici donc ce sur quoi nous travaillons, avec Jean-Pierre, depuis quelques semaines :

Oui, c'est fin septembre, on a encore le temps … mais autant bloquer la date dès maintenant ! Évènement organisé en coopération entre la section Bourgogne de l'Amicale Spitfire et la région Bourgogne du MG Club de France.

J'ai donc joyeusement profité de ce dernier samedi pour placer fourbement les jolis flyers créés par Jean-Pierre sous les essuie-glaces des Spits et MGB, tandis qu'un stock était mis à disposition du public dans le bar. Eh bien il doit y avoir des tas de gens qui ont une Spit ou une MGB planquée au fond de leur garage, car ils sont partis comme des petits pains !

Comme d'habitude ce samedi, de nombreuses voitures étaient présentes. On retrouvait les habitués, dont un certain nombre de Spits, une Murena, une Simca 1000 Rallye 2 du SRT, une Jaguar E-Type V12 cabriolet, etc. Dans les mentions particulières du jour : pas mal de MG TA, au moins deux Morgan, une rare Licorne (petite berline française de 1947, construite à 1200 exemplaires), une Fiat 1200 Sport, une Lancia Beta Turini, une Peugeot 201, une Hotschkiss Anjou et une Hotschkiss Grégoire … et une Renault 8 «Gordini», ou du moins portant des autocollants Gordini, création de son propriétaire à partir d'une caisse de R8, d'un moteur d'Alpine A110, et de pas mal de découpage (le compartiment moteur communique directement avec l'habitacle … Ça doit être bien frais l'été ! ).

Comme d'habitude aussi, on a pu assister à l'esprit d'entraide amicale qui anime les RVS : ici deux spitouistes qui discutaient du ralenti d'une MK3, là un débrouillard universel qui décoince le démarreur grippé d'un MGBiste venant d'acquérir sa MGB, qui ne savait pas encore où était son démarreur (il a appris !), un rien plus loin, des bonnes volontés qui se précipitent pour pousser une voiturette à 3 roues qui refusait obstinément d'obéir aux énergiques tirages de ficelle de démarreur que lui donnait son propriétaire …

C'est ça qui est sympa aux RVS : tout le monde discute, tout le monde se donne un coup de main, les capots s'ouvrent pour les techniciens comme pour les curieux … Ce qui a été l'occasion pour moi de voir que mon niveau de liquide de freins était à nouveau sous la cote d'alerte, alors qu'il avait été remis à niveau la semaine d'avant : y'a pas, il doit y avoir une fuite ! Il faudra passer chez VM Auto plus tôt que prévu …

Et voilà. Désolé, mais pas de photo pour le moment : non pas que je n'en ai pas prises, mais Gandi semble avoir quelques soucis avec les images sur les blogs actuellement. On verra plus tard !

samedi 10 mars 2012

Salon champenois du véhicule de collection 2012

Une fois n'est pas coutume : une sortie … sans spit ! Sans la mienne, du moins …

J'étais donc parti -en Audi- pour un petit séjour chez des cousins, jeunes parents domiciliés à Verdun. Pas sur le Doubs, sur Tranchées. Alors que je devais m'en retourner tranquillement à Dijon vendredi soir, un appel impromptu de Roger vint chambouler les choses … Alors que je comptais sur lui pour porter Spitty 2 chez le carrossier samedi matin, il m'annonce qu'il est au salon de Reims ce week-end, et me demande si j'y vais ! Sauf à regarder les choses de très, très haut, Reims n'est pas vraiment sur l'axe Verdun-Dijon. Mais bon, après tout, ça n'est qu'à une grosse centaine de kilomètres de Verdun, et si je n'ai rien à faire de mon samedi, pourquoi pas ? Après tout, on dit tant de bien de ce salon … 

Je ne savais pas à quoi m'attendre … Eh bien, je n'ai pas été déçu. 

Ce qui frappe d'abord, quand on arrive, c'est la foule. Sur un rayon de 500m autour de l'entrée, pas une place de parking de libre ! Anciennes et modernes se côtoient joyeusement, avec un taux d'anciennes qui augmente au fur et à mesure qu'on s'approche de la porte. Et à l'intérieur, c'est bien simple : on se marche dessus … En tout sympathie et sans énervement aucun ! Ce qui frappe ensuite, une fois le ticket payé, c'est l'aspect d'immense foire à la brocante auto. Partout, des stands en plein air proposent des pièces détachées, avec ou sans logique (ça va du spécialiste en vieux carbus de Traction, état variable, au gars qui propose pèle-mèle vieux engrenages rouillés et radiateur d'avant la première guère …). Pour qui ne connaît pas les lieux (une grande surface de l'exposition est en extérieur, mais il y a également plusieurs petits pavillons reliés par de larges couloirs), on peut vite s'y perdre, et il est facile de risquer de passer à côté des halls du fond, qui sont pourtant ceux qui abritent la partie la plus intéressante : les stands des clubs. Les deux plus gros sont ceux réservés par les organisateurs au musée auto de Reims et aux véhicules qu'ils mettent à l'honneur. S'agissant cette année des productions locales, on pouvait y admirer quatre SCAR, quelques Clément-Baillard …

En naviguant, on finit par aboutir au Hall 2. Et là, on ne peut pas manquer la concession Triumph … Pardon, le stand de l'Amicale Spitfire, qui présente deux splendides spécimens, une Mk 2 Wedgwood Blue et une 1500 Inca Yellow, toutes deux rutilantes, briquées à bloc, chaussées de neuf … Et toutes options, y compris l'overdrive. La dynamique équipe des Amicalistes Champeno-Ardennois anime l'ensemble par une très amusante petite scaynette basée sur le thème du salon, «Jour d'anniversaire» (ce qui tombe bien, vu que la Spit fête ses 50 ans en 2012). Là où les autres stands se contentent de présenter leurs voitures transportant des paquets cadeaux ou des ballons, l'équipe de l'Amicale a concocté un comique digne de Feydeau !

Alors qu'un des ouvriers de la concession Triumph arrive au travail quelque peu éméché, le patron annonce à tous que le Secrétaire d'État à l'aménagement du Territoire va passer, et qu'il espère bien lui soutirer la signature nécessaire à l'agrandissement de la concession … 

Mais alors que le patron et le Secrétaire discutent, la femme de celui-ci arrive ! Le Secrétaire se planque, et grâce aux dénégations du patron, la femme s'en va. Le patron tente de réamorçer la discussion sur l'agrandissement de la concession, mais la femme débarque à nouveau ! C'est le patron de la concession Triumph qui sauvera la mise au Secrétaire d'État, en prétendant à sa femme qu'il était venu … lui offrir une Spit pour son anniversaire !

Et pas n'importe quelle spit : le nouveau modèle, la Spitfire 1500. Le Secrétaire signe le bon d'achat en même temps que l'autorisation d'agrandissement, et s'en va avec sa femme au volant de la spit, le patron rappelant fort opportunément qu'elle est jaune cocu - Pardon, jaune canari !

Si on ajoute à cela qu'en plus, conformément à leur réputation, les membres de l'Amicale étaient très amicaux, nous offrant champagne et sandwiches ( ça m'a fait mon déjeuner !), que j'ai pu discuter pendant … un bon moment avec plusieurs d'entre eux, et d'ailleurs aussi avec d'autres spitouistes de passage … C'était vraiment un excellent stand !

La concurrence, d'ailleurs, était complètement dans le vent :

D'ailleurs, ils n'avaient même pas vraiment essayé de lutter. Même avec un modèle de compétition, en statique, ils n'étaient pas de taille …

D'autres clubs l'avaient bien compris, à l'image de ce club multi-marques de la région de Reims, qui, pour faire bonne figure, présentait aussi une Spit :

… une Mk IV ; rutilante, comme l'ensemble des voitures présentées au salon, et dotée d'une jolie brochette de badges (y compris un de l'Amicale !).

Les autres stands présentaient presque tous des voitures intéressantes, qui une rareté, qui une détentrice de multiples victoires. Dans ceux qui m'ont le plus marqué (et qui avaient le plus de succès), notamment :

Un «charpentier automobile» (?), spécialiste de l'ossature en frêne pour les belles d'avant-guerre, présentait un exemple de travail en cours sur une Delahaye 135 M. Un impressionnant travail de précision, qui doit faire réfléchir à deux fois l'amateur qui voudrait se lancer dans la reconstruction d'une telle carrosserie !

Bien sur, également, les SCAR - Société de Constructions Automobiles de Reims, marque active de 1906 à 1918 (la guerre ayant eu raison des ateliers). Il n'en reste que 7 dans le monde («Pour le moment», parait-il …), et 4 sont réunies ici ! Notamment, une 12 HP K Sport, belle centenaire en état d'origine (!) :

J'ai pu discuter un peu avec le propriétaire, un ami de Roger (qui décidément connaît tout le monde), la bête est motorisée par un 3 litres, cylindrées toute petite pour l'époque, qui monte à 3000 tours/minute, presque 1000 tours de plus que la concurrence ! Cela, parait-il, grâce au grand soin apporté à la construction de la voiture, prévue pour la performance avec notamment un moteur placé bas dans le châssis, et un radiateur beaucoup plus travaillé pour le refroidissement que les Renault placés en même position. Stratégie payante, puisque cette voiture-là a gagné le Tour de France auto 1912. Et ça devait être sportif : 100 km/h en pointe (si j'ai bien compris, elle les fait toujours) … et deux freins à tambour à l'arrière. Rien à l'avant … Oups !

On pouvait également admirer une autre 12 HP, carrossée en landaulet :

Enfin, on notait la présence d'un coin réservé aux amateurs d'anciennes prévoyants, ou pessimistes, désireux de vivre leur passion des anciennes tout en restant prêts à faire face à toutes les conséquences possibles de la crise économique !

Je crois me souvenir que mon grand-père disposait, pour raisons professionnelles, d'un engin de ce genre il y a quelques années. Également, le rêve de tout père de famille nombreuse désireux de faire découvrir les joies du nautisme à ses enfants sans descendre de voiture :

Bref, il y en avait pour tous les goûts !

Même les plus improbables, d'ailleurs … :

Oui, vous ne vous trompez pas, c'est bien le taxi de Bruce Willis dans le Cinquième Élément !

Pour finir, un petit aperçu du parking, où on pouvait voir :

… une R17 Gordini garée en vrac …

… et des spits (même s'il y en avait probablement d'autres) :

samedi 29 octobre 2011

Dernier samedi d'octobre

Le siège pilote est enfin prêt à être remonté dans Spitty 2, et ça tombe bien : ce samedi, 1er anniversaire des rendez-vous du samedi à Dijon !

Le remontage du siège n'a pas été facile, car les boulons ne sont pas plus accessibles au démontage qu'au remontage, mais j'y suis arrivé. Après une agaçante pause technique due à la batterie qui s'était retrouvée à plat, d'où un retour rapide à la maison pour récupérer des pinces crocodile et recharger la batterie de la Triumph grâce à celle de l'Audi, démarrage presque au quart de tour et direction la Brasserie du Marché de Gros !

J'avais prévu d'y arriver à 9h 30' et de repartir une heure plus tard, because rendez-vous à 11h ; grâce à la batterie à plat, j'arriverai à 10h 15' ! Roger me proposant de rester pour écouter son discours à 11h, et vu la quantité de voitures et de gens à voir, je partirai finalement à 11h 15 … pour débarquer à mon rendez-vous à 11h 30', mais comme il s'agit de quelqu'un qui connaît bien Roger, ça passe !

Au menu de ce premier anniversaire :

Une belle brochette de Triumphs ! De gauche à droite, la Spit Mk 3 de Romain (Alias "Rhum 21"), la TR5 de Roger, une Herald et la TR4 de Thierry.

En détail :

La Spit Mk 3, flambante neuve ;

L'Herald ;

La TR4 ;

… et la TR5.

En Triumph, on notait également la présence sympathique de Jean-Pierre, venu avec sa fille et sa Mk 3 à capot de Mk 2 :

Une mention spéciale pour le superbe état de la Mk 3 de Romain :

Il ne reste plus, paraît-il, que la planche du tableau de bord à refaire !

Il y avait également une TR6, mais que je n'ai pas eu le temps de photographier avant de partir.

Sorti de Triumph, on pouvait s'ouvrir l'esprit en contemplant un certain nombre de modèles intéressants :

Une R17 (spéciale dédicace à mon pôpa, ancien jeune propriétaire d'une R15 qui aurait bien aimé une 17) ;

Une Ford Consul «dans son jus» ;


Une Matra Murena 2.2, le propriétaire m'a expliqué que c'était un très rare exemplaire muni d'un «kit 142» (incluant deux sympathiques Weber/Solex 40 DCOE) et d'un capot spécial ;

Un nombre respectable de grosses américaines, qui recrutent d'ailleurs de leurs consœurs pour le Téléthon à Prenois (on a bien pensé à proposer de venir avec deux spits attachées ensemble pour avoir les 8 cylindres et la bonne largeur, mais apparemment il resterait un problème de longueur donc ça ne va pas).

Étaient également présentes un nombre respectable de motos, incluant notamment :

Deux beaux produits de l'industrie dijonnaise ;

Une Ratier retraitée de l'escorte du général De Gaulle (noter le drapeau tricolore sur le garde-boue avant).

Pour sa part, Spitty 2, en configuration monoplace des 24h du Mans avec son couvre-tonneau, requis pour cause de siège passager en réfection à Orléans, a passé la matinée au voisinage d'un bien étrange engin :… un tricycle Lomax sur base 2CV (dont on voit bien les cylindres dépasser du capot).

Bref, une belle matinée d'octobre comme on aimerait pouvoir en connaître plus souvent ! Un bel anniversaire pour ces derniers samedi du mois, dont on espère qu'ils pourront continuer encore longtemps dans cette ambiance sympathique et sans prétention qui est la leur.

dimanche 26 juin 2011

Grand Prix de l'Âge d'Or 2011

Journée chargée samedi 25 juin : après le dernier samedi, direction le Grand Prix de l'Âge d'Or ! J'y retournerai dimanche après-midi.

Route sans histoire, malgré le croisement de plusieurs anciennes … dont une MG B qui ne répond pas à mon salut : soit c'étaient des étrangers chez qui ça ne se fait pas, soit ils voyaient tellement d'anciennes qu'ils en avaient marre de passer leur temps le bras levé  Passons. Arrivé au circuit, les cerbères laissent passer la Spit, mais il faut passez au guichet retirer un badge et un ticket, malgré le passe-circuit prêté par Roger. Le personnel ne sait pas trop, veut me faire payer … Finalement je rentrerai «comme ça», mais derrière moi, Frédéric, le patron de l'AOC Beaune, s'étonne de devoir payer l'entrée alors qu'il est venu en MG B GT ! Auparavant, les entrées étaient gratuites pour les conducteurs d'anciennes, cette année elles sont juste moins chères, et je croiserai ce WE beaucoup de mécontents de cette mesure de l'organisation.

À l'intérieur, assez peu de clubs en comparaison à mon souvenir de 2007 ; et il n'y a pas foule dans les espaces qui leur ont été attribués. De même, l'assistance présente est nettement moins compacte que celle de 2007, et ce aussi bien samedi que dimanche. Pour tout dire, il n'y a personne sur les pentes des buttes du Gauche de la Bretelle, seulement sur les sommets ; seuls deux ou trois photographes à la Courbe de Pouas … bref, c'est plutôt tranquille, même si une bonne proportion d'étrangers ont fait le déplacement. La proportion est quand même moindre que dans les plateaux, où la majorité des concurrents sont sujets de sa gracieuse majesté (Celle qui met des chapeaux qui font penser à des filtres K&N, vous savez ?). 

Néanmoins le week-end est sympathique, même si ça tape dur (j'ai renoncé à compter mes coups de soleil). J'ai mitraillé ce que j'ai pu avec mon appareil photo, puis avec mon téléphone quand sa batterie m'a lâché, sur le parking, dans le paddock et bien sur sur la piste.

Voici les meilleures photos :

Plateau 7 : Stirling Moss Trophy

Un plateau pas tout jeune, mais avec de sacrément belles carrosseries ! Et des moteurs qui font un bruit …
N'allez pas croire que ça a été une course «pour la forme» : au contraire, ces respectables gentlemen au volant de leurs œuvres d'art se tirent la bourre avec une ardeur remarquable ! Il fallait les voir au Gauche de la Bretelle, passer tous en dérive … Splendide ! D'où d'ailleurs quelques tête-à-queue de pilotes trop optimistes, mais heureusement sans casse aucune.

Lister Chevrolet

Lola Mk 1 prototype

Lister Jaguar Knobbly (aux couleurs de l'Écurie Écosse)

Une autre Lister Jaguar Knobbly (le vainqueur de la course)

Ferrari 246 S (aux couleurs du NART) entrain de prendre un tour à une Lotus XI

Maserati 250 S

Aston-Martin DBR 1

Lotus XV

Il y a beaucoup de photos de Lister, mais ce sont celles que j'ai réussies ! Il faut dire aussi qu'avec le bruit qu'elles font, on les entend venir …

Plateau 4 : HGPCA pre-61 et plateau 5 : HGPCA pre-66

Les F1 et F2 des années 1950 et du début des années 60.

Lister Jaguar Monza (aux couleurs de l'Écurie Écosse)

Maserati 250F CM7

Cooper T41 : le moteur à l'arrière, quelle idée ! Chacun sait pourtant que « les bœufs tirent la charrue, ils ne la poussent pas » …

Lotus 16

Vu dans le paddock

J'ai bien entendu été fouiner dans le paddock, où il y avait quantité de belles voitures ! Aperçu de quelques beaux exemplaires …

Talbot Rozier T26C 1951, un modèle qui a couru au Mans 1951 aux mains de Louis Rozier et Juan-Manuel Fangio. L'étiquette sur le pare-brise stipule : «for sale». Si le cœur vous en dit …

(NB : elle courrait en HGPCA pre-61, mais j'ai raté toutes mes photos d'elle sur la piste)

Ferrari 365 GTB/4 LM Daytona Gr.4 1974. J'ai toujours trouvé difficile de résister à la gueule d'une Daytona de course. Ferrari est loin d'être mon constructeur préféré, et la Daytona «de route» n'est pas terrible, mais en version course … quelle gueule ! J'ai trouvé l'historique de celle-là ici, elle est devenue «de course» … l'année où je suis né !

Bentley 6½ Litre 1929. Quand on voit la taille de l'engin, on comprend pourquoi Ettore Bugatti qualifiait les Bentley de «camions les plus rapides du monde» … Le cockpit vaut le coup d'œil :

Outre une quantité respectable de manos et autres indicateurs, le volant comporte des manettes de réglage d'ouverture de l'accélérateur (à gauche), de richesse du mélange (en haut à droite) et d'avance/retard à l'allumage (en bas à droite) !!!
Courageux mais pas téméraire, le propriétaire actuel a marqué sa position normale du réglage d'avance au Typex … Plus d'infos sur cette voiture ici.

Sur le parking

Il y avait bien entendu foultitude de belle mécanique sur les parkings intérieurs du circuit ; je suis loin d'avoir tout photographié tellement il y en avait, mais voici un petit aperçu de quelques unes des spectatrices.

Un club Bugatti venu en visite dimanche avec une dizaine de voitures, mais vite reparti.

Au même endroit un peu plus tard, une Talbot 11 HP 6, équipée d'une capote dont on se demande si l'auteur de l'armature a pensé qu'on pourrait souhaiter l'utiliser repliée !

Une paire de Gordini, Dauphine et R8 ;

Jensen Interceptor III

Lotus Europa Series 2 Special

Triumph Dolomite Sprint. L'air bien méchant, avec ses gros pneus taille basse ! Et qui nous permet d'introduire …

Les Spits et GT6 !

Une certaine quantité de Spits, GT6 et plus ou moins hybrides étaient présentes sur le circuit samedi et dimanche. Je me suis attaché à les photographier toutes, sauf Spitty 2, sa clône et une 1500 Blanche munie d'un hard-top noir, venue accompagnée de son jeune pilote bisontin, dont j'ai examiné l'intéressant système de fixation de la plaque d'immatriculation (accrochée par deux grandes pattes sous le pare-chocs, et descendue de façon à dégager le radiateur), mais que je n'ai pas pensé à prendre !

Donc :

Une 1500, vue ici dimanche avec une Alfa 8C, mais déjà présente samedi après-midi ;

Une 1500 jaune, équipée de roues à rayon à écrou central et de rétros obus ;

Une Mk 2 blanche (à moins que ce ne soit une Mk 1, j'ai oublié) Honte sur moi, c'est une Mk 3 avec une roue avant gauche de 1500 (bien visible sur la photo, en plus).

Étaient également présentes quelques interprétations personnelles, hybrides de Spit et GT6 :

Une Spitfire Mk IV, avec capot de GT6 Mk 3 ;

Et une, euh … GT6 Mk 3 cabriolet ? Le coffre porte l'autocollant d'une Spitfire 1500 … Je n'ai pas été ouvrir le capot pour vérifier, mais cette duplicité de badges est … étonnante !

Également, au rayon des interprétations personnelles :

Une Spit «tunée» de façon sympathique !

Et enfin :

une GT6 Mk 2.

vendredi 24 juin 2011

Au bureau, et retour à Dijon

Vendredi 24 juin, première journée de beau temps depuis … quinze jours, au moins ! Et de vrai beau temps, pas comme tous les soirs de la semaine où il fallait attendre 15h pour qu'il fasse un peu beau, un superbe temps le soir … et flotte le matin ! La météo s'annonçant enfin correcte, c'est donc avec Spitty que je suis allé au boulot. Arrivé tôt pour avoir une place à portée de coup d'œil, depuis mon bureau :

Je n'ai gardé la capote que parce que j'avais la flemme de mettre le couvre-tonneau juste pour la matinée, et pour ne pas fatiguer les pressions.

Peu après mon arrivée débarque ma N+2, sympathique jeune ENArque. Grande discussion sur la beauté des voitures anciennes en général et de la Spit en particulier, «On ne fait plus de belles voitures de nos jours !», et dissertation sur le pourquoi du comment. On dirait presque deux vieux qui se plaignent, mais on a tous les deux 29 ans ! La demoiselle aimerait bien une belle voiture aussi, mais aucune moderne ne lui plaît et elle se pense trop peu soigneuse pour une ancienne. Je rassure, mais vérification faite après coup, elle a refait toute la carrosserie de sa Clio à grands coups de béton … Du coup, j'hésite : je lui conseille une MX-5, une Wind ou une Smart Roadster, ou je ferme ma grande g… et je la tuyaute pour un carrossier ?

La journée passée (dur dur de bosser par beau temps, avec une Spit qui piaffe dehors …), en voiture ! Passage chez moi pour replier la capote, remonter le couvre-capote que j'ai commencé à nettoyer la veille, enfourner mon sac dans le coffre, bien prévoir, cette fois, la veste de quart et le chèche à portée de main … passage à la pompe à essence, et en route !

5 km plus loin, petite pause pour améliorer la fixation du couvre-capote, qui n'est décidément pas commode ; toutes les pressions ne sont pas mises pour ne pas déchirer le skaï, tendu comme un string … Mais les crochets inférieurs posent aussi problème, soit on ne les attache pas pour ne pas abîmer les vitres de la capote, soit on les attache, tout en craignant de les plier ou de les couper … Pourtant, il faut le faire, sinon le machin claque au vent comme s'il voulait s'envoler.

Le retour se poursuit, en prenant soin d'emprunter le plus possible de petites routes ; c'est l'occasion de découvrir une petite route très sympathique en bord de Loire entre Gien et Châteauneuf-sur-Loire, où on traverse sur un étroit pont suspendu avant de rejoindre la N7.

C'est l'occasion de croiser plusieurs voitures : d'abord une Dyna Panhard à Châteauneuf-sur-Loire, qui me salue aimablement, puis plus loin, un peu avant Vézelay, une vieille 2CV d'avant 1961 qui m'adresse un salut très enthousiaste ! Vézelay où j'aperçois, garée sur le parking d'un restaurant, ce que je prends de loin pour un coupé Jaguar XK 120, et qui s'avère en fait être … rien moins qu'une Bugatti 57 S Atalante ! J'ai presque cru à une Atlantic un moment, mais elle n'avait pas les fameuses «arêtes» rivetées. Deux places plus loin, une autre belle voiture que je n'ai pas reconnue trônait sur le même parking ; j'ai failli m'arrêter, avant de me dire qu'une modeste Spit' ferait peut-être mieux de rester discrète face à une telle œuvre d'art … N'empêche, je regrette de n'avoir pas pris de photo.

Le reste de la route s'est poursuivi sans histoires, sauf pause pour enfiler la veste puis le chèche un peu plus loin, l'obscurité et la fraîcheur pointant le bout de leur nez.

L'arrivée à Dijon sera l'occasion de … prendre un autostoppeur ! Entre Plombières et Dijon, un brave Marocain qui me dira qu'il n'a «jamais vu une voiture comme ça», et qui, n'arrivant pas à attacher sa ceinture, me permettra de vérifier le bon fonctionnement du voyant «seat belt». Outre une conversation pas désagréable, il me fera l'obligeance de m'avertir de la présence d'un radar non signalé le long du lac Kir, ce dont je lui rends grâce car je me serai facilement fait avoir sinon.

Après l'avoir déposé à la gare, j'ai continué à traverser Dijon, les multiples travaux du tramway m'empêchant de prendre une route directe, j'ai donc décidé de prendre la rue de la Liberté. Certes, j'aurais pu faire autrement, mais vu l'heure c'était autorisé, et pourquoi s'en priver ? Mais c'est qu'elle était pleine de monde, même à 11h du soir ! Déjà, place Darcy, deux jeunes alcoolisés assis sur le pas d'une porte me hèlent : «Eh toi ! Toi, dans la voiture ! T'as pas froid ?» Boarf, il ne fait pas chaud, mais avec veste et chèche, je suis bien protégé. Je les ai quand même remercié de leur sollicitude … Le meilleur viendra au feu rouge du bas de la rue : un gamin de 16 ou 17 ans court me voir, et «Monsieur, vous avez vraiment une très belle voiture !» J'ai à peine eu le temps de le remercier avant qu'il ne se sauve, mais bigre ! C'est vraiment ça que j'aime avec la Spit, c'est une voiture qui fait plaisir à tout le monde, même aux gens qui la voient passer !

vendredi 10 juin 2011

On the road again

C'est parti : j'ai récupéré Spitty 2 à VM Auto hier soir, vidangée, contrôlée, essayée et certifiée ! Une petite facture plus tard, et la capote remise parce qu'il fait gris, en route pour Dijon. Pas par la route habituelle, via Til-Châtel, mais par Is-sur-Tille : sur le forum de l'Amicale Spitfire, j'ai été contacté par le propriétaire du contrôle technique Autosur d'Is-sur-Tille, qui m'a invité à passer le voir. Ce que j'ai donc fait, ce qui m'a permis de faire la connaissance IRL de ce monsieur très sympathique, propriétaire non pas d'une Spitfire, mais d'une jolie MG Midget rouge.

MG Midget

Heureusement que le client dont il contrôlait la voiture n'était pas pressé, car entre le temps d'aller faire le tour de Spitty 2, de lui regarder sous le capot, de commencer le contrôle tout en discutant, d'ouvrir le capot de la Midget, de continuer le contrôle tout en discutant toujours ... il a bien duré deux fois le temps d'un contrôle ordinaire !

En plus d'être très agréable, ce fut de ce genre de rencontre au soir duquel on se couche moins bête. Bien sur, j'en ai plus appris sur les Midget que sur les Spits, mais quand même ! C'était d'ailleurs très marrant de voir que ces voitures ont de nombreux points communs (même moteur avec les mêmes variantes, même boîte ...) ... et des différences de conception fondamentales, qui les rendent presque d'époques différentes (alors qu'elles ont le même âge) : caisse autoporteuse pour la Midget, là où la Spit a un châssis séparé ; mais pont rigide pour la Midget, alors que la Spit a les roues indépendantes ... ce qui, paraît-il, n'est pas à son avantage en matière de tenue de route. Boarf ...

J'espère que nous aurons à nouveau l'occasion de nous croiser. Et en tout cas, je crois que je sais où j'irai faire faire mes contrôles techniques ...

dimanche 22 mai 2011

Premier jour

Ce samedi, 22 juin 2011, premier jour de Spitty 2 avec son nouveau propriétaire !

Au programme de cette journée, l'indispensable lavage, et direction Marcilly-sur-Tille et VM Auto … pour l'oral d'admission !

Le lavage était vraiment indispensable en effet, car la voiture n'avait pas été lavée depuis un bon moment. Sans doute au moins depuis qu'elle avait été mise en vente, mais probablement avant … C'est simple, elle était couverte de poussière ! De l'eau, du shampoing auto et une peau de chamois, et la voilà propre comme une spit neuve, comme l'Audi derrière elle :

Puis direction Marcilly. Quel bonheur de rouler décapoté ! Un bête trajet sur une bête route droite, c'est déjà génial.

Là, nous retrouvons un ami, Roger, pilote de rallye de longue date (MON pilote, avec qui j'ai déjà fini 2° !), qui a très aimablement accepté d'héberger Spitty 2 dans son garage jusqu'à lundi, où il la portera à VM Auto. Et sa première voiture était … une Spitfire ! Une Mk II blanche, qu'il n'a plus malheureusement. Nous discutons allègrement, et, à l'instigation de sa femme qui pense Spitty 2 plus grosse, il sort sa TR5.

Bilan de la comparaison : la Spitfire est plus longue de quelques petits centimètres, mais plus basse que la TR5. Et puisqu'elle est sortie, nous en profitons pour aller faire une petite promenade dans les petites routes de la campagne alentour, de quoi apprécier plus encore les joies de la Spit !

Quant à la TR5, c'est une bien belle voiture, que je trouve, curieusement, beaucoup plus chouette qu'une TR4 qui a pourtant exactement la même carrosserie.