Le blog de la Spit

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lundi 16 avril 2012

Deuxième visite à la carrosserie

Ce lundi, comme il y a trois semaines, est l'occasion de profiter de mon retour de Dijon à Orléans pour aller jeter un coup d'œil à Spitty 2, chez Boulangier. J'ai oublié de prévenir avant d'y aller, mais l'accueil est toujours aussi sympathique ! Les secrétaires sont heureuses d'aller chercher le patron, qui est content de montrer que ça avance et d'expliquer ce qui a été fait, et son père prend vraiment du plaisir à expliquer ce qu'il est, visiblement, très heureux de faire.

Les travaux ont bien avancé. J'ai été assez surpris, en arrivant, de voir que rien ne semblait avoir changé : je m'attendais à voir la voiture toute poncée, prête à se faire débosseler et ressouder, alors que les choses se font en sens inverse : d'abord réparation des zones abîmées, point par point, application d'un apprêt d'après travaux, et c'est seulement ensuite que les zones saines seront poncées, que l'apprêt de mise en peinture sera appliqué, et que la peinture sera faite. Les ouvrants sont traités d'abord, et la caisse ensuite. C'est ainsi que j'ai pu voir mon capot de coffre, parfaitement redressé, tout droit ! L'air tout neuf en apprêt de finition gris, il n'attend plus que sa peinture.

Bien impressionnant aussi, la vue du travail effectué sur le capot, un gros morceau !

Tout a été poncé, les creux ont disparu … Je ne m'étais pas vraiment rendu compte qu'il y en avait autant, mais là, la perfection de la forme du capot en apprêt blanc saute carrément aux yeux.

La tôle qui était fendue au niveau de l'ouverture du capot a été ressoudée, et couverte d'une fine couche de mastic pour égaliser.

Il en va de même pour divers endroits où la rouille avait commencé son œuvre, qui ont été poncés à blanc, avec une très fine couche de mastic pour égaliser là où le ponçage avait trop mordu la tôle.

Un endroit, par contre, a bénéficié d'un traitement spécifique, «à l'ancienne», comme m'expliquera fièrement le père, visiblement très content d'avoir pu enseigner une vieille technique aux jeunes : la gouttière de coffre droite, où la rouille avait complètement mangé l'épaisseur de la tôle, la transformant en dentelle. S'agissant de reconstruire, pas question de mastic ou de fibre : c'est une belle brasure, un alliage rapporté à chaud sur la tôle abîmée.

Il y a encore bien du travail, notamment sur les bas de caisse et tout le dessous de la voiture, mais vu les 12 cm de garde au sol, ils seront faits sur un pont.

En tout cas, c'était très agréable de pouvoir aller voir la Spit, de constater l'avancement des travaux et de pouvoir bénéficier des explications de vrais artisans qui aiment leur métier.

mardi 27 mars 2012

Victoire en Audi, Triumph au garage

Encore un week-end automobile sans spit : après le salon champenois du véhicule de collection, suivi du dépot de Spitty 2 chez le carossier, ce week-end était celui du retour à la compétition, avec la 12° Ronde Historique de Bourgogne du Simca Racing Team. Sans oublier la Spit, que j'ai pu aller visiter lundi après-midi !

Victoire au SRT

Rendez-vous samedi matin aux aurores (j'ai réussi à négocier 8h, mais Roger aurait voulu plus tôt !) sur le parking de l'espace Tabourot, à Saint-Apollinaire, pour un départ du rallye à 9h. Ballade dans le parc avant le départ, tandis que Roger, fidèle à son habitude, stresse sur ma capacité à bien lire le roadbook ! Il y a un peu moins de partants que l'an dernier, 59 alors qu'on était 70 la fois précédente. Peu importe, le niveau sera relevé ! C'est aussi l'occasion de rencontrer monsieur le maire de Saint-Apo, Rémi Delatte, député et père d'un ancien camarade de classe, ce qui permet de prendre des nouvelles.

Après un petit briefing, c'est le départ. Le numéro 38 attribué à l'Audi Quattro de Roger nous permet de patienter une bonne demi-heure, ce qui est l'occasion de vérifier le fonctionnement des stylos, du tripmaster (et un p'tit tour en ville pour Roger, qui  crut tout d'un coup qu'il ne marchait plus ! Fausse alerte, heureusement …) et du cadenceur, un petit outil fort pratique pour la régularité. Suivront 150 km de balade au roadbook assez tranquille, sans difficulté particulière, avec une alternance de moyennes à tenir de 50, 49 (avec contrôle), et à nouveau 50. C'est l'occasion de profiter du beau temps, et donc de regretter que la vitre passager de l'Audi soit toujours impossible à baisser ! Les joies des vitres électriques sur une bagnole qui a mon âge … Seul hic, à Verrey-sous-Drée, le roadbook annonce un croisement compliqué ; si on compte exactement les distances et les dessins, on est tenté de continuer sur la D114, donc de partir du mauvais côté … Évidemment, après, ça se complique : sur le premier partiel, la distance est bonne mais le dessin du croisement ne va pas, et ensuite rien ne va plus. En fait, je pense que l'erreur vient du fait que les distances font compter le croisement en T juste avant la rivière comme faisant partie du fameux croisement compliqué : les distances collent. Mais ça n'était visiblement pas le cas … Bref, nous avons été jardiner sur 2 km, et nous n'avons pas été les seuls. Heureusement, le contrôle de temps de passage était situé juste avant le fameux croisement, on a donc échappé au pire ! Et comme Roger a gardé ses réflexes de rallyman, rattraper le temps perdu est tout à fait possible, même s'il faut pour cela doubler quelques autres concurrents en mordant sévèrement sur le bas-côté !

La pause-déjeuner a lieu à Darois, comme l'année dernière, ce qui permet de récriminer, comme l'année dernière, sur les voitures qui ne suivent pas le roadbook et entrent sur le parking par le mauvais côté ! Plateau-repas froid simple mais pas mauvais, et discussion sympathique avec un équipage de jeunes sur Autobianchi A112 Abarth 70HP, dont le pilote connaît Roger pour raisons professionnelles (il fut acheteur chez Carrefour, et Roger PDG de charcuterie).

Le temps jusqu'au départ est ensuite l'occasion de discuter avec les autres équipages, notamment un équipage langrois sur R8 Gordini qui nous précédaient d'un numéro, et derrière lesquels on est effectivement restés, sensiblement à  une minute, durant toute la matinée. Ils ont l'air très professionnels, et récriminent contre des erreurs de roadbook … que je n'ai pas relevées, hormis le croisement compliqué de Verrey-sous-Drée.

L'après-midi reprend sous les mêmes auspices et le même ciel bleu que le matin, avec une partie de régularité au roadbook sans difficulté particulièrement notable ; la conjonction du calcul du temps optimal de passage et de l'emploi du cadenceur nous permettant d'arriver à la fin de l'étape pile au moment choisi … et une minute après nos amis Gordinistes, ce qui peut provoquer quelques soucis au moment de l'enregistrement du temps de passage : le commissaire notant le temps d'un retardataire pressé, n'était pas disponible pour noter les nôtres (nous avons pu descendre de voiture et annoncer nos heures d'arrivée) ; résultat si la nôtre était bien notée, la Gordini s'est vue noter un passage une minute plus tard que la réalité, le commissaire était submergé par deux équipages arrivant en même temps pour lui demander de noter des heures différentes ! Je ne sais pas s'il a pu corriger, mais cela expliquerait peut-être bien des choses pour la suite …

La partie suivante était une épreuve de cartographie, avec moyenne à tenir. On nous remet donc une photocopie de carte Michelin au 1:200000 et un calque portant un trajet dessiné : avec ça, à nous de trouver le point de départ et le point d'arrivée. Pas forcément évident, surtout qu'il faut le faire en 10 minutes ; le temps de tourner le calque, de le retourner … et ce sera à peine suffisant pour passer le trajet au feutre fluo sur la carte. La ballade est ensuite assez simple, mis à part deux passages dans des villages où le tracé officiel passe par de toutes petites rues à peine visibles ; l'emploi d'une carte à plus grande échelle aurait quand même permis de mieux s'y retrouver. C'est l'inconvénient des villages bourguignons sur carte Michelin : une rue de 3m de large et 50m de long, au 200000ème, ça ne se voit pas des masses … Quand elle est là pour faire joli, ça ne gène pas, mais quand il faut décider s'il faut la prendre ou passer par celle d'à côté, alors qu'il n'y en a qu'une sur la carte, ça se complique légèrement ! Néanmoins, nous avons pu nous en tirer sans trop de dommages, et relever les chiffres figurant sur les 3 panneaux fichés en bord de route en guise de contrôles de passage. Heureusement, d'ailleurs, qu'ils n'étaient pas placés dans les villages ! Deux fois de suite, on a quand même fait demi-tour pour aller vérifier ; sans utilité mais sans regret - des fois que ! Tout ça n'était pas extraordinaire pour le maintien de la moyenne, le rattrapage de la distance perdue sur le tripmaster devant se faire à l'estime, mais visiblement, ça a bien marché, puisque nous sommes arrivés à la fin de l'étape … une minute derrière la Gordini !

Le retour à Darois s'est fait au roadbook et en toute tranquilité, ce qui nous a permis une fois de plus de présenter notre feuille au point de contrôle à la minute exacte pour valider notre moyenne - tout comme nos amis gordinistes, même si, apparemment, il y a encore eu des soucis de saisie. La dernière épreuve du jour est un parcours d'agilité sur un petit circuit délimité par des plots, où les Simca 1000 s'en donnent à cœur joie, mais où Roger n'a pas envie d'aller risquer les rotules de sa Quattro, tout comme plusieurs autres participants d'ailleurs. Le parcours ne comptant pas au classement, il pourra donc s'abstenir sans regret ! Ce qui n'est pas mon cas ; j'ai proposé de conduire à sa place, mais il n'a pas voulu … Pour se faire pardonner, il m'a trouvé une place dans une R5 Turbo2, dont la co-pilote n'était pas emballée par le côté serré du parcours, ça sera l'occasion d'un petit tour amusant dans ce sympathique engin !

La soirée doit normalement être occupée par un apéro, la remise des prix et un dîner, mais Roger trouvant qu'il se fait vieux, et n'aimant pas se coucher après le soleil, décide de rentrer chez lui. À moi, donc, la lourde tâche de subir la torture de l'énoncé du classement (officieux, paraît-il), en commençant par la fin. L'épreuve est génante quand tous mes voisins de table sont passés -surtout qu'ils sont passés vite !-, mais elle l'est de plus en plus au fur et à mesure qu'on monte dans le classement ! Passée la 15ème place, j'ai pu avoir la satisfaction de savoir que nous serions mieux classés que l'année précédente, mais quand on passe la 10ème, la 5ème, puis la 4ème et qu'on arrive au podium, ça commence à devenir vraiment embêtant : mince alors, ils ont du nous oublier, on ne peut pas être aussi bien classés que ça ! Et quand passent la 3ème, et la deuxième, et qu'on n'est toujours pas dedans, je me demande sérieusement : «Mince alors, ils ont vraiment du nous oublier !» … Et là, c'est l'annonce : «Le premier, je crois qu'il est absent, car c'est un couche-tôt … Mais il nous organise des rendez-vous au Marché de gros tous les dernier samedis du mois … Sur une Audi Coupé Quattro, Roger Sabatier !» Et il faut aller chercher la coupe, sous les yeux des 130 personnes qui applaudissent, et recevoir les félicitations de l'organisateur, la bise de la fille, et la -grosse- coupe !

Retour à côté des jeunes à l'Abarth, modestes 55èmes, qui ont eu la gentillesse d'accepter de me ramener à Dijon ; la comparaison de la taille des coupes laisse songeur … Heureusement qu'ils sont pressés, ce qui me permettra, après un coup de fil à Roger (qui a appris sa victoire en pyjama ! ), de rentrer à Dijon en A112 Abarth. Une voiture pour contorsionniste, quand on veut s'asseoir à l'arrière, car les sièges baquets ne se baissent pas ! 

Lundi après-midi, mon départ pour Orléans est l'occasion d'un petit détour par Marcilly-sur-Tille, pour montrer la coupe à Roger et prendre des photos :

Le truc moins drôle, c'est qu'il était tellement content qu'on ai gagné, qu'il a voulu garder la coupe !  J'ai donc du me contenter de la plaque de rallye …

D'autres photos du rallye ici (on n'est pas dessus), encore d'autres (on est dessus).

Visite chez le carrossier

La suite de l'après-midi a été consacrée à une visite chez le carrossier, Boulangier, situé à Villegusien, un poil au sud de Langres. J'y avais emmené Spitty 2 quinze jours plus tôt, le lundi suivant le salon de Reims ; il a promis de la finir pour fin avril. Aucune intervention terrible n'est prévue : Spitty 2 est saine, mais ses 32 ans l'ont laissée avec moult petits pocs, accrocs, un coffre mal repeint qui fait l'effet d'une peau d'orange verte, des éclats de peinture sur le capot, quelques gouttes de peinture bleue ça et là (reste sans doute d'un oubli de bâche par le premier propriétaire), quelques traces de torsion, là où quelqu'un a du s'asseoir sur le capot, à moins que ça ne soit un contact inattendu avec un ballon, et quelques attaques de rouille qui n'ont encore rien de dramatique, mais doivent être traitées pour ne pas s'étendre et risquer de percer le métal.

Il avait fallu commander quelques pièces, des joints essentiellement ; je les ai prises chez Rimmer (Je voulais essayer Canley Classics, mais ils n'avaient pas tout en stock) ainsi que quelques autres pour moi : des fusibles, au cas où, et des mousses d'appuie-tête car les miens se délitent. Elles ont été livrées le matin, ma visite va donc me permettre de prendre celles dont j'ai besoin, et de déposer une paire de joints lèche-vitres que j'avais achetés du temps de Spitty 1. C'est aussi l'occasion de prendre quelques photos de Spitty 2, presque toute nue pour se faire belle :

l'arrière, avec la gouttière de coffre gauche dont toute la rouille a presque disparu grâce à un poncage intensif ; encore un petit peu, puis un travail de brasure, et cette bonne attaque de rouille ne sera plus qu'un souvenir !

Vue du côté, avec le moteur protégé par une couverture le temps du ponçage ;

le hard-top, déjà bien poncé ;

l'intérieur des portières a été dégarni - quelque chose que je n'arrivais pas à faire, comme quoi rien ne remplace la main d'un pro !

les poignées de capot ont été déposées, et les déchirures dans la tôle sont entourées afin qu'on n'oublie pas de les réparer.

samedi 10 mars 2012

Salon champenois du véhicule de collection 2012

Une fois n'est pas coutume : une sortie … sans spit ! Sans la mienne, du moins …

J'étais donc parti -en Audi- pour un petit séjour chez des cousins, jeunes parents domiciliés à Verdun. Pas sur le Doubs, sur Tranchées. Alors que je devais m'en retourner tranquillement à Dijon vendredi soir, un appel impromptu de Roger vint chambouler les choses … Alors que je comptais sur lui pour porter Spitty 2 chez le carrossier samedi matin, il m'annonce qu'il est au salon de Reims ce week-end, et me demande si j'y vais ! Sauf à regarder les choses de très, très haut, Reims n'est pas vraiment sur l'axe Verdun-Dijon. Mais bon, après tout, ça n'est qu'à une grosse centaine de kilomètres de Verdun, et si je n'ai rien à faire de mon samedi, pourquoi pas ? Après tout, on dit tant de bien de ce salon … 

Je ne savais pas à quoi m'attendre … Eh bien, je n'ai pas été déçu. 

Ce qui frappe d'abord, quand on arrive, c'est la foule. Sur un rayon de 500m autour de l'entrée, pas une place de parking de libre ! Anciennes et modernes se côtoient joyeusement, avec un taux d'anciennes qui augmente au fur et à mesure qu'on s'approche de la porte. Et à l'intérieur, c'est bien simple : on se marche dessus … En tout sympathie et sans énervement aucun ! Ce qui frappe ensuite, une fois le ticket payé, c'est l'aspect d'immense foire à la brocante auto. Partout, des stands en plein air proposent des pièces détachées, avec ou sans logique (ça va du spécialiste en vieux carbus de Traction, état variable, au gars qui propose pèle-mèle vieux engrenages rouillés et radiateur d'avant la première guère …). Pour qui ne connaît pas les lieux (une grande surface de l'exposition est en extérieur, mais il y a également plusieurs petits pavillons reliés par de larges couloirs), on peut vite s'y perdre, et il est facile de risquer de passer à côté des halls du fond, qui sont pourtant ceux qui abritent la partie la plus intéressante : les stands des clubs. Les deux plus gros sont ceux réservés par les organisateurs au musée auto de Reims et aux véhicules qu'ils mettent à l'honneur. S'agissant cette année des productions locales, on pouvait y admirer quatre SCAR, quelques Clément-Baillard …

En naviguant, on finit par aboutir au Hall 2. Et là, on ne peut pas manquer la concession Triumph … Pardon, le stand de l'Amicale Spitfire, qui présente deux splendides spécimens, une Mk 2 Wedgwood Blue et une 1500 Inca Yellow, toutes deux rutilantes, briquées à bloc, chaussées de neuf … Et toutes options, y compris l'overdrive. La dynamique équipe des Amicalistes Champeno-Ardennois anime l'ensemble par une très amusante petite scaynette basée sur le thème du salon, «Jour d'anniversaire» (ce qui tombe bien, vu que la Spit fête ses 50 ans en 2012). Là où les autres stands se contentent de présenter leurs voitures transportant des paquets cadeaux ou des ballons, l'équipe de l'Amicale a concocté un comique digne de Feydeau !

Alors qu'un des ouvriers de la concession Triumph arrive au travail quelque peu éméché, le patron annonce à tous que le Secrétaire d'État à l'aménagement du Territoire va passer, et qu'il espère bien lui soutirer la signature nécessaire à l'agrandissement de la concession … 

Mais alors que le patron et le Secrétaire discutent, la femme de celui-ci arrive ! Le Secrétaire se planque, et grâce aux dénégations du patron, la femme s'en va. Le patron tente de réamorçer la discussion sur l'agrandissement de la concession, mais la femme débarque à nouveau ! C'est le patron de la concession Triumph qui sauvera la mise au Secrétaire d'État, en prétendant à sa femme qu'il était venu … lui offrir une Spit pour son anniversaire !

Et pas n'importe quelle spit : le nouveau modèle, la Spitfire 1500. Le Secrétaire signe le bon d'achat en même temps que l'autorisation d'agrandissement, et s'en va avec sa femme au volant de la spit, le patron rappelant fort opportunément qu'elle est jaune cocu - Pardon, jaune canari !

Si on ajoute à cela qu'en plus, conformément à leur réputation, les membres de l'Amicale étaient très amicaux, nous offrant champagne et sandwiches ( ça m'a fait mon déjeuner !), que j'ai pu discuter pendant … un bon moment avec plusieurs d'entre eux, et d'ailleurs aussi avec d'autres spitouistes de passage … C'était vraiment un excellent stand !

La concurrence, d'ailleurs, était complètement dans le vent :

D'ailleurs, ils n'avaient même pas vraiment essayé de lutter. Même avec un modèle de compétition, en statique, ils n'étaient pas de taille …

D'autres clubs l'avaient bien compris, à l'image de ce club multi-marques de la région de Reims, qui, pour faire bonne figure, présentait aussi une Spit :

… une Mk IV ; rutilante, comme l'ensemble des voitures présentées au salon, et dotée d'une jolie brochette de badges (y compris un de l'Amicale !).

Les autres stands présentaient presque tous des voitures intéressantes, qui une rareté, qui une détentrice de multiples victoires. Dans ceux qui m'ont le plus marqué (et qui avaient le plus de succès), notamment :

Un «charpentier automobile» (?), spécialiste de l'ossature en frêne pour les belles d'avant-guerre, présentait un exemple de travail en cours sur une Delahaye 135 M. Un impressionnant travail de précision, qui doit faire réfléchir à deux fois l'amateur qui voudrait se lancer dans la reconstruction d'une telle carrosserie !

Bien sur, également, les SCAR - Société de Constructions Automobiles de Reims, marque active de 1906 à 1918 (la guerre ayant eu raison des ateliers). Il n'en reste que 7 dans le monde («Pour le moment», parait-il …), et 4 sont réunies ici ! Notamment, une 12 HP K Sport, belle centenaire en état d'origine (!) :

J'ai pu discuter un peu avec le propriétaire, un ami de Roger (qui décidément connaît tout le monde), la bête est motorisée par un 3 litres, cylindrées toute petite pour l'époque, qui monte à 3000 tours/minute, presque 1000 tours de plus que la concurrence ! Cela, parait-il, grâce au grand soin apporté à la construction de la voiture, prévue pour la performance avec notamment un moteur placé bas dans le châssis, et un radiateur beaucoup plus travaillé pour le refroidissement que les Renault placés en même position. Stratégie payante, puisque cette voiture-là a gagné le Tour de France auto 1912. Et ça devait être sportif : 100 km/h en pointe (si j'ai bien compris, elle les fait toujours) … et deux freins à tambour à l'arrière. Rien à l'avant … Oups !

On pouvait également admirer une autre 12 HP, carrossée en landaulet :

Enfin, on notait la présence d'un coin réservé aux amateurs d'anciennes prévoyants, ou pessimistes, désireux de vivre leur passion des anciennes tout en restant prêts à faire face à toutes les conséquences possibles de la crise économique !

Je crois me souvenir que mon grand-père disposait, pour raisons professionnelles, d'un engin de ce genre il y a quelques années. Également, le rêve de tout père de famille nombreuse désireux de faire découvrir les joies du nautisme à ses enfants sans descendre de voiture :

Bref, il y en avait pour tous les goûts !

Même les plus improbables, d'ailleurs … :

Oui, vous ne vous trompez pas, c'est bien le taxi de Bruce Willis dans le Cinquième Élément !

Pour finir, un petit aperçu du parking, où on pouvait voir :

… une R17 Gordini garée en vrac …

… et des spits (même s'il y en avait probablement d'autres) :

mardi 6 mars 2012

Un samedi mouvementé

Objectifs du jour : un, parer au bruit de casserole émis par le pot d'échappement ; et deux, profiter du baptême d'une nièce pour aller faire un beau tour à la campagne et, pourquoi pas, faire faire des tours en Spit aux jeunes frères de mon cousin, qui avaient tant apprécié Spitty 1.

Le bruit de casserole provenait, après examen, non pas d'une fuite ou d'un trou, mais d'une mauvaise fixation de l'enjoliveur de pot d'échappement (sans doute un des rares accessoires rajoutés par le premier propriétaire). Celui-ci ne tenait plus que par un vieux rivet lâche. Je pensais qu'en remettre un deuxième réglerait le problème, mais surprise : dans le pot, il n'y a de trou que d'un côté ! L'enjoliveur ne tenait donc que par un unique rivet, que l'âge a rendu moins solide. Qu'à cela ne tienne : l'enjoliveur est muni de deux trous, il suffit d'en percer un de plus dans le pot. Une rallonge, une perceuse, un foret de 4, et c'est chose faite !

Le travail ayant lieu dans la rue (pas de prise dans le garage …), c'est l'occasion de commentaires sympathiques des voisins qui passent, «On n'en fait plus des comme ça !». Ah ben non, ma bonne dame, et c'est tout l'intérêt de la chose. Ou presque.

Une fois le trou percé, un deuxième coup de foret pour faire sauter le vieux rivet de l'autre côté, puis deux rivets "pop" de 4mm, un de chaque côté, et le tour est joué !

Même en cas de forte vibration, typiquement en décélération, plus aucun bruit de casserole. C'est bien agréable !

La ballade prévue sera l'occasion de tester la validité de la réparation, avec succès d'ailleurs. Mais quelques mésaventures viendront pimenter l'exercice : à commencer par papa, candidat au trajet en Spit, qui me fera attendre un bon moment avant d'être enfin prêt ! Alors ça gueulait comme pas possible à la moindre envie pressante au moment de partir en vacances, au moindre oubli de billet au moment d'aller à la gare ou quoi … Mais lui, c'est pas mieux !

La suite se passe sur la route, au croisement de la Route de Troyes (D 971) et de la route d'Hauteville (D 107) : alors que la circulation est relativement dense, une Clio attendant sur la route d'Hauteville s'engage sur la route de Troyes juste derrière la voiture qui me précédait ! J'ai pilé en klaxonnant, ce qui a eu comme double effet de faire bloquer mes roues et de faire se rabattre le bonhomme sur le bas-côté ; je l'ai doublé roues bloquées, en réussissant par miracle à éviter et sa Clio, et le terre-plein central … C'était juste, heureusement que la Spit n'est pas large !

J'ai été lui expliquer qu'il avait mal agi ; le pauvre bonhomme était tout calmé, et a à peine pu baffouillé «Chuis désolé, j'avais pas vu …» Admettons, la Spit est petite, et puis il n'y a pas de casse donc pas besoin d'en faire un plat. Je lui ai quand même indiqué que son assureur n'aurait probablement pas été heureux s'il avait du payer une réparation de carrosserie sur une ancienne … Sans forcément bien choisir mes mots : «Vous savez combien ça coûte, une voiture comme ça ?», pour une Spit, on a déjà fait mieux ! J'ai pu repartir sans souci, en grognant quand même pour mes pauvres pneus. Morale de l'histoire : ils ne marchent quand même pas si mal que ça mes freins !

Tout ça nous ayant quand même pas mal retardés, je suis arrivé trop tard pour offrir des tours en Spit aux petits ; tant pis. L'heureux gagnant de la soirée aura été mon cousin Édouard, 25 ans et parisien (ou à côté), qui aura pu faire le retour à Dijon avec moi ! L'occasion de valider l'efficacité des freins, qui auront permis d'éviter un chevreuil qui traversait sans regarder dans le bois de Pâques.

Bref, ce fut un samedi mouvementé …

Et samedi prochain, départ pour la carrosserie : afin de soigner les premières attaques de rouille, et d'être fin prête pour le mariage de mes cousins fin juin, Spitty 2 va se refaire une beauté ! Retour sur la route prévu pour fin avril, ça va être long …

jeudi 23 février 2012

Spit à boire

Exit le yaourt à boire, cauchemar des pique-niques de mon enfance : pour les sorties d'été en Spitfire, voici la boisson assortie !

De la bonne vieille ale bien britannique, qui devrait en plus permettre de rester dans les restrictifs clous de la légalité grâce à ses petits 4,5° d'alcool.

J'en avais déjà entendu parler, mais je ne m'attendais pas à la trouver au rayon bières de l'Auchan de Saint-Jean de la Ruelle ! En deux canettes différentes, en plus ; j'ai pris les deux, on verra s'il y a une différence. Mais il va falloir faire un stock : pour d'éventuelles sorties de l'Amicale, ça sera le must !

lundi 30 janvier 2012

Dernier samedi de janvier

Ce samedi était celui du rendez-vous habituel des amateurs de belles mécaniques de Dijon et sa région. Région qui, cette fois-ci, s'est avérée être vaste ! Alors que je ne m'attendais, frimas janvieresques oblige, à ne voir qu'une poignée de durs en anciennes récentes à chauffage fonctionnel, le parking de la brasserie du Marché de Gros était plein à craquer ! Bien sur, le parking situé juste en face de la brasserie était plein, mais il y avait des voitures presque tout le long de l’entrepôt en face, et des deux côtés !

Et loin de n'être qu'une poignée de durs à cuire mordus de mécanique, la foule assemblée était très variée, allant des jeunes en tenues bariolées aux notables en pantalon de velours et veste de chasse. Mon avocat (grâce à qui Spitty 1 a pu céder la place à Spitty 2) était venu de Beaune, dans un superbe coupé 203 (sans clignotants, mais avec les flèches de changement de direction ! J'ai comme un doute sur la légalité, mais c'est lui l'avocat ) ; ainsi qu'un autre respectable monsieur que je connaissais, venu du même endroit, mais en Aston-Martin V8 Vantage Volante. A peu près la même époque que la spit, mais sièges en cuir, vitres électriques, capote électrique ... et 5,4 litres de cylindrée.

Parmi les jeunes, mention spéciale pour un venu dans une Ford Mustang Shelby flambante neuve (il y avait encore marqué "12/2011" sur certaines pièces ...), engin sympathique (j'ai offert la même à mon filleul à Noël) doté d'un impressionnant V8 à compresseur, qui émet un sifflement impressionnant quand on met les gaz (celle de mon filleul à un moteur à friction).

Et malgré la température tout à fait appropriée à un mois de janvier, il y avait également plusieurs cabriolets décapotés, notamment une Type E (« la spit du riche »!) V12 rouge. Dans les véhicules un peu inhabituels, on notera la présence d'un VW Combi surbaissé et soigneusement rouillé, dans le plus pur goût gothique, accompagné d'une CX break au capot couvert de flammes (Avec un peu de rouille, mais probablement moins volontaire que sur le Combi). Et, bien sur, LA célèbre 2CV « Libérateur » de 1944, complète avec blindages additionnels, équipement de roulage sur voie ferrée, bandes de cartouches et lance patates :

Il y avait bien entendu des spits, les membres Bourguignons de l'Amicale ayant été nombreux à faire le déplacement :

(En fait je n'ai pas pris beaucoup de photos, donc ce sont les deux seules ... Il y en avait bien d'autres).

Également des Herald, avec deux 13/60 dont les propriétaires ont fait montre d'une belle solidarité, la bleue ayant des soucis d'arrivée d'essence puis de bobine ... alors qu'elle sortait de révision :

... soucis heureusement résolus au final, avec un don d'essence, pas mal de pompage manuel (Vivent les leviers d'amorçage sur les pompes de 1968 !), et un décapage au cutter des fils de bobine.

Bref, peu de photos au final, mais ce fut une bien belle matinée !

Il faudra faire au moins pareil en octobre, pour les 50 ans de la spit ...

mardi 13 décembre 2011

Merci les collègues !

À l'occasion d'un pot de départ improvisé pour mon prochain départ de mon poste actuel, mes collègues m'ont offert … une spit !

Il s'agit bien sur d'une miniature, une Mk IV Emerald Green au 1/43ème de chez Minichamps (Genre pas franchement une Norev en plastique, quoi). Moi qui n’osait pas m'offrir de spit miniature, me voilà comblé !

La chasse a paraît-il été très difficile, car les modèles les plus fréquents (si on peut parler de fréquence, parce qu'on n'en trouve pas non plus dans tous les magasins de modélisme) sont ceux des 24H du Mans. En tout cas, c'est presque une réplique à l'identique de Spitty 2 !

Ils sont chouettes mes collègues !

lundi 31 octobre 2011

Sous la lune et sans capote

Lundi 31 octobre, pont de la Toussaint, et météo superbe : quelle bêtise ça serait de ne pas en profiter ! Émilie et Romain, mes cousins qui se marient en juin et n'ôsent pas me demander officiellement la Spit pour la cérémonie, m'ont proposé de venir les voir à Salmaise ; c'est l'occasion d'en profiter pour s'offrir une petite virée à la campagne !

Après un temps un peu plus long que prévu de perdu en formalités (j'avais un passeport à faire), rendez-vous au garage habituel de Spitty 2, qui piaffe sous sa bâche. Démarrage au quasi quart de tour, en tout cas beaucoup mieux que les fois précédentes (comme quoi, plus elle reste sans rouler, moins elle démarre bien), et en route !

Trajet sans histoire dans le centre de Dijon puis par la route habituelle ; il fait bon mais le ciel est trop gris vers Dijon pour qu'on en profite pleinement. Mais à Salmaise, c'est une autre affaire : presque grand bleu !

Romain a du mal à cacher son envie d'aller faire un tour en spit, aussi laissons-nous là Émilie et sa future belle-mère à brûler leurs branches mortes, et partons faire un tour avec la bête. Comme elle est toujours en configuration monoplace, façon «Le Mans 1955» avec couvre-tonneau, pas possible de lui faire découvrir les sensations en passager avant de lui passer le volant ; nous irons donc sur de petites routes solitaires où il pourra conduire sans risque. À titre de précaution, je ferai quand même un tour avec lui dans la Polo maternelle, histoire d'être sûr qu'il sait conduire … et de le prévenir sur la non-assistance de la direction et des freins.

Puis ce sera une bonne demi-heure de promenade tranquille vers Bligny-le-Sec, Saint-Germain-Source-Seine, et retour à Salmaise, dans les ors d'un soir d'automne. Je n'en profite que depuis la Polo, malheureusement ! 

C'est l'occasion de prendre conscience que Spitty 2 fait un vilain bruit de casserole fort désagréable ; je m'en étais déjà aperçu mais de l'extérieur, c'est beaucoup plus gênant. La faute à une fuite à l'échappement, a fortiori au niveau de la jonction du tube central et du silencieux. Il faudra voir ça. L'occasion également de voir que Rom' tend à poursuivre son freinage dans le début du tournant, mais lâche-moi ça et accélère !

La promenade s'étant passée sans encombre, nous avons poursuivi par une soirée tranquille avant que je ne reprenne la route de Dijon, la nuit tombée.

La météo étant toujours aussi belle, c'est parti pour 40 km de bonheur étoilé, au clair de Lune et à la lueur des phares jaunes … I believe I can fly …

Comme, mine de rien, le fond de l'air est un poil humide-frais, c'est l'occasion de tester le chauffage, qui n'a pas manqué l'occasion de signaler qu'il marchait parfaitement, et remplissait parfaitement son office malgré l'absence de toit. Les cheveux au vent, les pieds au chaud … que rêver de mieux ?

Le brouillard sur les derniers kilomètres était, lui, par contre nettement moins bien, mais qu'à cela ne tienne. Enfin, Spitty 2 est rentrée au garage sans encombre, et j'ai fini la soirée avec The Artist, un très bon film avec, entre autres, de belles voitures (Je ne suis pas sûr pour Dujardin, qui roule peut-être en Duesenberg, mais Bejo m'a bien l'air de crasher une Auburn).

samedi 29 octobre 2011

Dernier samedi d'octobre

Le siège pilote est enfin prêt à être remonté dans Spitty 2, et ça tombe bien : ce samedi, 1er anniversaire des rendez-vous du samedi à Dijon !

Le remontage du siège n'a pas été facile, car les boulons ne sont pas plus accessibles au démontage qu'au remontage, mais j'y suis arrivé. Après une agaçante pause technique due à la batterie qui s'était retrouvée à plat, d'où un retour rapide à la maison pour récupérer des pinces crocodile et recharger la batterie de la Triumph grâce à celle de l'Audi, démarrage presque au quart de tour et direction la Brasserie du Marché de Gros !

J'avais prévu d'y arriver à 9h 30' et de repartir une heure plus tard, because rendez-vous à 11h ; grâce à la batterie à plat, j'arriverai à 10h 15' ! Roger me proposant de rester pour écouter son discours à 11h, et vu la quantité de voitures et de gens à voir, je partirai finalement à 11h 15 … pour débarquer à mon rendez-vous à 11h 30', mais comme il s'agit de quelqu'un qui connaît bien Roger, ça passe !

Au menu de ce premier anniversaire :

Une belle brochette de Triumphs ! De gauche à droite, la Spit Mk 3 de Romain (Alias "Rhum 21"), la TR5 de Roger, une Herald et la TR4 de Thierry.

En détail :

La Spit Mk 3, flambante neuve ;

L'Herald ;

La TR4 ;

… et la TR5.

En Triumph, on notait également la présence sympathique de Jean-Pierre, venu avec sa fille et sa Mk 3 à capot de Mk 2 :

Une mention spéciale pour le superbe état de la Mk 3 de Romain :

Il ne reste plus, paraît-il, que la planche du tableau de bord à refaire !

Il y avait également une TR6, mais que je n'ai pas eu le temps de photographier avant de partir.

Sorti de Triumph, on pouvait s'ouvrir l'esprit en contemplant un certain nombre de modèles intéressants :

Une R17 (spéciale dédicace à mon pôpa, ancien jeune propriétaire d'une R15 qui aurait bien aimé une 17) ;

Une Ford Consul «dans son jus» ;


Une Matra Murena 2.2, le propriétaire m'a expliqué que c'était un très rare exemplaire muni d'un «kit 142» (incluant deux sympathiques Weber/Solex 40 DCOE) et d'un capot spécial ;

Un nombre respectable de grosses américaines, qui recrutent d'ailleurs de leurs consœurs pour le Téléthon à Prenois (on a bien pensé à proposer de venir avec deux spits attachées ensemble pour avoir les 8 cylindres et la bonne largeur, mais apparemment il resterait un problème de longueur donc ça ne va pas).

Étaient également présentes un nombre respectable de motos, incluant notamment :

Deux beaux produits de l'industrie dijonnaise ;

Une Ratier retraitée de l'escorte du général De Gaulle (noter le drapeau tricolore sur le garde-boue avant).

Pour sa part, Spitty 2, en configuration monoplace des 24h du Mans avec son couvre-tonneau, requis pour cause de siège passager en réfection à Orléans, a passé la matinée au voisinage d'un bien étrange engin :… un tricycle Lomax sur base 2CV (dont on voit bien les cylindres dépasser du capot).

Bref, une belle matinée d'octobre comme on aimerait pouvoir en connaître plus souvent ! Un bel anniversaire pour ces derniers samedi du mois, dont on espère qu'ils pourront continuer encore longtemps dans cette ambiance sympathique et sans prétention qui est la leur.

dimanche 26 juin 2011

Grand Prix de l'Âge d'Or 2011

Journée chargée samedi 25 juin : après le dernier samedi, direction le Grand Prix de l'Âge d'Or ! J'y retournerai dimanche après-midi.

Route sans histoire, malgré le croisement de plusieurs anciennes … dont une MG B qui ne répond pas à mon salut : soit c'étaient des étrangers chez qui ça ne se fait pas, soit ils voyaient tellement d'anciennes qu'ils en avaient marre de passer leur temps le bras levé  Passons. Arrivé au circuit, les cerbères laissent passer la Spit, mais il faut passez au guichet retirer un badge et un ticket, malgré le passe-circuit prêté par Roger. Le personnel ne sait pas trop, veut me faire payer … Finalement je rentrerai «comme ça», mais derrière moi, Frédéric, le patron de l'AOC Beaune, s'étonne de devoir payer l'entrée alors qu'il est venu en MG B GT ! Auparavant, les entrées étaient gratuites pour les conducteurs d'anciennes, cette année elles sont juste moins chères, et je croiserai ce WE beaucoup de mécontents de cette mesure de l'organisation.

À l'intérieur, assez peu de clubs en comparaison à mon souvenir de 2007 ; et il n'y a pas foule dans les espaces qui leur ont été attribués. De même, l'assistance présente est nettement moins compacte que celle de 2007, et ce aussi bien samedi que dimanche. Pour tout dire, il n'y a personne sur les pentes des buttes du Gauche de la Bretelle, seulement sur les sommets ; seuls deux ou trois photographes à la Courbe de Pouas … bref, c'est plutôt tranquille, même si une bonne proportion d'étrangers ont fait le déplacement. La proportion est quand même moindre que dans les plateaux, où la majorité des concurrents sont sujets de sa gracieuse majesté (Celle qui met des chapeaux qui font penser à des filtres K&N, vous savez ?). 

Néanmoins le week-end est sympathique, même si ça tape dur (j'ai renoncé à compter mes coups de soleil). J'ai mitraillé ce que j'ai pu avec mon appareil photo, puis avec mon téléphone quand sa batterie m'a lâché, sur le parking, dans le paddock et bien sur sur la piste.

Voici les meilleures photos :

Plateau 7 : Stirling Moss Trophy

Un plateau pas tout jeune, mais avec de sacrément belles carrosseries ! Et des moteurs qui font un bruit …
N'allez pas croire que ça a été une course «pour la forme» : au contraire, ces respectables gentlemen au volant de leurs œuvres d'art se tirent la bourre avec une ardeur remarquable ! Il fallait les voir au Gauche de la Bretelle, passer tous en dérive … Splendide ! D'où d'ailleurs quelques tête-à-queue de pilotes trop optimistes, mais heureusement sans casse aucune.

Lister Chevrolet

Lotus Mk 1 prototype

Lister Jaguar Knobbly (aux couleurs de l'Écurie Écosse)

Une autre Lister Jaguar Knobbly (le vainqueur de la course)

Ferrari 246 S (aux couleurs du NART) entrain de prendre un tour à une Lotus XI

Maserati 250 S

Aston-Martin DBR 1

Lotus XV

Il y a beaucoup de photos de Lister, mais ce sont celles que j'ai réussies ! Il faut dire aussi qu'avec le bruit qu'elles font, on les entend venir …

Plateau 4 : HGPCA pre-61 et plateau 5 : HGPCA pre-66

Les F1 et F2 des années 1950 et du début des années 60.

Lister Jaguar Monza (aux couleurs de l'Écurie Écosse)

Maserati 250F CM7

Cooper T41 : le moteur à l'arrière, quelle idée ! Chacun sait pourtant que « les bœufs tirent la charrue, ils ne la poussent pas » …

Lotus 16

Vu dans le paddock

J'ai bien entendu été fouiner dans le paddock, où il y avait quantité de belles voitures ! Aperçu de quelques beaux exemplaires …

Talbot Rozier T26C 1951, un modèle qui a couru au Mans 1951 aux mains de Louis Rozier et Juan-Manuel Fangio. L'étiquette sur le pare-brise stipule : «for sale». Si le cœur vous en dit …

(NB : elle courrait en HGPCA pre-61, mais j'ai raté toutes mes photos d'elle sur la piste)

Ferrari 365 GTB/4 LM Daytona Gr.4 1974. J'ai toujours trouvé difficile de résister à la gueule d'une Daytona de course. Ferrari est loin d'être mon constructeur préféré, et la Daytona «de route» n'est pas terrible, mais en version course … quelle gueule ! J'ai trouvé l'historique de celle-là ici, elle est devenue «de course» … l'année où je suis né !

Bentley 6½ Litre 1929. Quand on voit la taille de l'engin, on comprend pourquoi Ettore Bugatti qualifiait les Bentley de «camions les plus rapides du monde» … Le cockpit vaut le coup d'œil :

Outre une quantité respectable de manos et autres indicateurs, le volant comporte des manettes de réglage d'ouverture de l'accélérateur (à gauche), de richesse du mélange (en haut à droite) et d'avance/retard à l'allumage (en bas à droite) !!!
Courageux mais pas téméraire, le propriétaire actuel a marqué sa position normale du réglage d'avance au Typex … Plus d'infos sur cette voiture ici.

Sur le parking

Il y avait bien entendu foultitude de belle mécanique sur les parkings intérieurs du circuit ; je suis loin d'avoir tout photographié tellement il y en avait, mais voici un petit aperçu de quelques unes des spectatrices.

Un club Bugatti venu en visite dimanche avec une dizaine de voitures, mais vite reparti.

Au même endroit un peu plus tard, une Talbot 11 HP 6, équipée d'une capote dont on se demande si l'auteur de l'armature a pensé qu'on pourrait souhaiter l'utiliser repliée !

Une paire de Gordini, Dauphine et R8 ;

Jensen Interceptor III

Lotus Europa Series 2 Special

Triumph Dolomite Sprint. L'air bien méchant, avec ses gros pneus taille basse ! Et qui nous permet d'introduire …

Les Spits et GT6 !

Une certaine quantité de Spits, GT6 et plus ou moins hybrides étaient présentes sur le circuit samedi et dimanche. Je me suis attaché à les photographier toutes, sauf Spitty 2, sa clône et une 1500 Blanche munie d'un hard-top noir, venue accompagnée de son jeune pilote bisontin, dont j'ai examiné l'intéressant système de fixation de la plaque d'immatriculation (accrochée par deux grandes pattes sous le pare-chocs, et descendue de façon à dégager le radiateur), mais que je n'ai pas pensé à prendre !

Donc :

Une 1500, vue ici dimanche avec une Alfa 8C, mais déjà présente samedi après-midi ;

Une 1500 jaune, équipée de roues à rayon à écrou central et de rétros obus ;

Une Mk 2 blanche (à moins que ce ne soit une Mk 1, j'ai oublié) Honte sur moi, c'est une Mk 3 avec une roue avant gauche de 1500 (bien visible sur la photo, en plus).

Étaient également présentes quelques interprétations personnelles, hybrides de Spit et GT6 :

Une Spitfire Mk IV, avec capot de GT6 Mk 3 ;

Et une, euh … GT6 Mk 3 cabriolet ? Le coffre porte l'autocollant d'une Spitfire 1500 … Je n'ai pas été ouvrir le capot pour vérifier, mais cette duplicité de badges est … étonnante !

Également, au rayon des interprétations personnelles :

Une Spit «tunée» de façon sympathique !

Et enfin :

une GT6 Mk 2.

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